Gabin Michet
Mickaël Mussard
Espoir de l’ASM Clermont Auvergne

Gabin Michet

« Un pur Clermontois, son rêve, c’est de jouer au Marcel-Michelin » 

Gabin Michet
Mickaël Mussard
Gabin Michet Espoir de l’ASM Clermont Auvergne

On n’a aucune excuse pour ne pas travailler ! Avec ce centre de formation partagé, Clermont-Ferrand est vraiment dans le top des structures françaises.

Il est ce que le rugby peut espérer de mieux demain. Gabin Michet, 18 ans, s’illustre avec les Espoirs de l’ASM et l’équipe de France des moins de 19 ans. Le jeune demi d’ouverture, biberonné au rugby jaune et bleu, travaille dur au centre de formation partagé des Gravanches pour accéder -un jour prochain- au plus haut niveau.  
 
C’est quoi vos parcours sportif et personnel ? 

On va commencer par le parcours rugbystique… J’ai débuté à l’Artière, l’entente entre Beaumont, Romagnat et Saint-Genès-Champanelle. Puis j’ai intégré l’ASM à l’âge de 10 ans et je n’ai jamais quitté le club. Je suis à ma neuvième saison sous le maillot de l’ASM. En parallèle, j’ai toujours été scolarisé à Beaumont ou à Clermont, sauf en seconde et en première, puisque je suis parti au Pôle Espoir d’Ussel. J’ai eu le bac l’an dernier, à Ambroise Brugière et cette année, je suis en école de commerce, à l’ESC Clermont.   

Jongler entre le rugby et les études, ce n’est pas trop difficile ?

Les journées sont bien remplies, mais l’ESC joue bien le jeu. L’ASM aussi d’ailleurs. Et à la maison, les parents sont là pour rappeler que les études, c’est quand même important. 

Quand on est né à Clermont-Ferrand, on fait forcément du rugby ? 

Disons que mon père faisait du rugby. À 3 ans, je chantais déjà la Marseillaise et je ne loupais pas une minute des matchs de rugby à la télé. De suite j’ai été passionné, j’ai aimé ce sport et les valeurs qui vont avec. Je suis fils unique donc le rugby, ça me permettait d’avoir des copains. On dit que c’est l’école de la vie et je crois que c’est vrai. Le rugby m’a appris le partage, la gagne, la transmission… 

Parlez-nous de votre palmarès et de votre meilleur souvenir sportif… 

Je n’ai pas un très gros palmarès. En cadet, j’ai joué un quart et un huitième de finale avec l’ASM. Ça, c’est pour mon palmarès asémiste on va dire. Mais j’ai aussi été sélectionné en équipe de France moins de 16, moins de 17, moins de 18 et moins de 19, cette année. L’an dernier, on a remporté le Festival des Six Nations. On a gagné en finale contre les Anglais. S’il y a un match qui m’a marqué, c’est sans doute celui là. C’était une sacrée fête sous le maillot bleu ! 

Dans votre tête, la bascule entre le rugby loisir et le rugby pro, elle est intervenue à quel moment ? 

La bascule, elle se fait quand je pars à Ussel. C’est là que je me dis vraiment que je vais essayer de devenir un joueur de haut niveau. Et c’est d’ailleurs ça qui m’a ouvert les portes de l’équipe de France.

Dans 5 ans, vous êtes où ? Vous rêvez de quoi ? 

Mon but, ce serait de signer un contrat pro à l’ASM, bien sûr. Là, je suis sous contrat jusqu’en 2021. Après, le rugby, c’est tellement aléatoire. Il y a les blessures, la chance… Mais oui, je veux faire du rugby mon métier, en essayant de garder un équilibre scolaire et familial.  

Forcément à l’ASM ? 

Un pur Clermontois, son rêve, c’est de jouer au Marcel-Michelin. Je suis attaché à ce club, je suis né ici, j’ai toujours supporté l’ASM. C’est un club qui prend soin de ses joueurs, qui est reconnu en France et à l’étranger et qui a un réel palmarès. 

Est-ce que vous avez un modèle ? 

Jonny Wilkinson, il est demi d’ouverture, comme moi. Ça me fait un peu mal de dire ça parce que je n’aime pas les Anglais (rires). Mais c’est un joueur qui m’a marqué, l’un des meilleurs 10 du monde que le rugby n’a jamais eu. 
 
La Métropole clermontoise est-elle une terre de sport selon vous ? 

C’est une terre de champions, c’est sûr. Et dans toutes les disciplines. La Métropole propose des infrastructures impressionnantes et pas uniquement pour le rugby. Je pense par exemple à l’Arténium au dessus de chez moi. Les deux sports les plus représentés, le foot et le rugby, sont quand même en première et deuxième division à Clermont ! Je crois qu’on peut tout faire ici. Il y assez de club et d’associations dans toutes les disciplines. 

On vit comment au centre de formation partagé des Gravanches ? 

Avec ce centre-là, on n’a aucune excuse pour ne pas travailler ! On a une salle de musculation immense, des terrains à deux pas, une balnéo pour récupérer, des vestiaires séparés pour les troisièmes lignes et les avants, de l’espace, des salles de vie, les coachs à proximité… Avec ce centre, Clermont est vraiment dans le top des structures françaises.   

La cohabitation se passe bien entre le foot et le rugby ? 

Elle se passe très bien. Nous, on est beaucoup en salle de muscu. Eux, ils sont beaucoup sur les terrains. Mais on se fréquente grâce à la salle kiné -on a d’ailleurs deux kinés à temps plein ici-. Avec certains footeux, on se dit juste bonjour, avec d’autres, on est très potes parce qu’on se croise aussi au lycée ou en dehors… 

C’est quoi la journée type de Gabin Michet ? 

Alors… C’est réveil à 7 h 30. Préparation du petit-déj’. Cours à 8 h 30, jusqu’à 11 h 45. Puis je pars pour le rugby. J’ai un entraînement spécifique à 12 h 30, ensuite repas, muscu et de nouveau entraînement, suivi de la récupération, d’un bain froid, des étirements… Et retour à la maison le soir, chez mes parents, à Beaumont.    

Vous avez d’autres passes temps ? 

J’aime beaucoup le golf. Je vois mes amis. Ça, c’est important, parce que ça permet de couper un peu avec le monde du rugby. Après j’aime faire du vélo, courir. Le sport en général me prend énormément de temps. J’aime bien aussi la chasse et la pêche, mais je pratique surtout la pêche.