Rencontre avec Mélanie Forret
Festival International du Court Métrage 2019

Rencontre avec Mélanie Forret

Jeune réalisatrice, enseignante et docteure en études cinématographiques.

Originaire de Clermont, c’est au domaine de Ternant, proche de Clermont-Ferrand, que Mélanie avait décidé de tourner « Piano » , son 3ème court métrage en 2008.

Mélanie Forret
Bouchu

Vivant à Paris, elle ne rate jamais l’occasion de venir prendre un bol d’air frais (oui très frais) sur ses terres natales chaque année lors du festival International du Court métrage.

L’occasion pour nous de recueillir ses impressions et quelques bons plans.

affiches court metrage
Nathalie Baetens

Depuis combien de temps assistes-tu au festival international du court métrage ?

Depuis très jeune, mais mes premiers souvenirs marquants datent du lycée. Comme j’étais en option Cinéma au Lycée Blaise Pascal, j’avais une semaine banalisée pour le court métrage, donc au plaisir de rater quelques cours s’ajoutait celui de passer une semaine dans les salles de projection...

Depuis que je vis à Paris, j'apprécie énormément ce break annuel qui me permet de rentrer voir ma famille et mes amis et de partager avec eux quelques séances, s'en suivent généralement des débats animés autour d'une crêpe ou d'un verre de vin…

J'en profite aussi pour faire découvrir la ville et le festival à des amis parisiens.

salle jean cocteau court métrage

As-tu des salles fétiches ?

Je commencerai, bien sûr, par la salle Jean Cocteau (Maison de la Culture), la plus grande, la plus emblématique, celle où les réalisateurs viennent présenter leurs films. J'aime beaucoup aller voir les films depuis le balcon (en plus la file d'attente y est souvent moins longue (mais chut !).

La salle Boris Vian (Maison de la Culture) dans laquelle je vais voir les séances “Labo”.

Mais j'aime également beaucoup le Capitole (place de Jaude), pour les souvenirs que je garde des nombreux films que j'ai vu dans ce cinéma à l'adolescence.

Rona Hartner
Rona Hartner

Ton meilleur souvenir du court ?

Toutes les éditions m'ont permises de faire de belles rencontres, c'est surtout ça qui me plaît dans ce festival : les rencontres, les échanges en toute simplicité entre le public, les réalisateurs, les acteurs…

Les années précédentes, on pouvait aussi trouver des lieux comme le “bar des réalisateurs “ (dans l'hôtel Oceania) où l'ambiance était toujours chaleureuse et conviviale (remplacé cette année par les expressos : débats du matin).

Mais mon souvenir le plus marquant fut celui d'une soirée de 2004, durant laquelle l'actrice et chanteuse Rona Hartner s'est lancée dans un concert improvisé et délirant, s'en est suivi une soirée des plus mémorables avec certains des membres du jury (notamment Mathieu Amalric).

bar l'univers

D'ailleurs aurais tu de bonnes adresses à nous donner pour se désaltérer entre deux courts ?

Le bar de l'Univers à deux pas de la Maison de la Culture est, bien sûr, un repère incontournable des festivaliers !

J'ai découvert cette année le bar “la Brasserie”, également très bien situé (en face de la Maison de la culture) qui propose un large choix de bières et des planches, sandwichs…

une nuit chez maud

Et comment ne pas parler du Garden Ice Café, l'ancien café Suffren, dans lequel Éric Rohmer a tourné des scènes de son célébrissime “Ma nuit chez Maud” en 1969.

court metrage labo

Aurais-tu un conseil à donner aux festivaliers ?

N'hésitez pas à aller découvrir les séances Labo qui selon moi proposent une recherche formelle poussée qui vous ouvriront les portes d'un cinéma moins conventionnel

Compétition Labo 2019