Exposition Galerie Claire Gastaud
Exposition Galerie Claire Gastaud - © Exposition Galerie Claire Gastaud - © Delphine Gigoux-Martin, Les bois noirs, 2018, Edition Neolice Felletin et ENSA limoges, tapisserie et porcelaines, 140 x 210 cm
Culture

Exposition Galerie Claire Gastaud

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Cette exposition collective rend hommage à la Nature et réunit une sélection d’œuvres de 10 artistes de la galerie et d’artistes invités.

En 1620 Francis Bacon écrivait : « L’homme, interprète et ministre de la nature, n’étend ses connaissances et son action qu’à mesure qu’il découvre l’ordre naturel des choses, soit par l’observation, soit par la réflexion ; il ne sait et ne peut rien de plus. » Chaque œuvre de cette exposition réinvente à sa façon l’art du paysage - sachant qu’un paysage n’existe que par celui qui le regarde et invite chaque spectateur à se plonger dans ses vues, à franchir de la même façon des lignes d’horizons ou des petites allées. « De franchir de la même façon des lignes d’horizons ou des petites allées » titre de l’exposition tiré du poème FORTS de Cécile Coulon – Recueil « Les Ronces ».

Cette exposition collective rend hommage à la Nature et réunit une sélection d’œuvres de 10 artistes de la galerie et d’artistes invités : « Volcano’s Song » de Coraline de Chiara où la reproduction naturaliste au format monumental d’une éruption est décalée par une feuille de calque peinte, perturbant le regard et la vision, deux photographies « Petals of the Dog Rose Rosa Rugosa Thunberg », et « Baies de Genevrier » de Nils-Udo, précurseur et grand maitre des images de la nature depuis les années 70, « Horizons » de Neil Lang* et à sa ligne d’horizon saccadée mais linéaire, l’œuvre emblématique de Samuel Rousseau « Sans titre » (L’arbre et son ombre) où un arbre n’est vivant que par son ombre qui évolue et se régénère sans cesse, bois gravé, arbres modelés en ciment ou enserrés dans le métal de Roland Cognet, «  Nostalgia », « Emergence » et « borderland » de Tania Mouraud, œuvres brouillant la frontière entre photographie et peinture, caisson lumineux de la série « personnage et paysage et diasec de la série Sanctuaire où la nature est vue à travers l’œil cinématographique d’AnneSophie Emard, les Memento mori de fleurs fanés de Gaël Davrinche, l’atmosphère glaciale des pics d’Hilary Dymond, fusains de feuillage japonisant sur panneaux de bois ou tissé de Delphine Gigoux-Martin, planche de plantes de la dernière série d’Alain Josseau « Réversion », paysage troublant de Jean-Charles Eustache, chacun de ses dix artistes impose sa vision d’une nature sublimée, esthétisée.

Chaque œuvre, dans sa singularité, aborde la notion de l’espace, de la promenade, de la nature. L’homme n’est jamais représenté mais sa présence reste sous-entendue, latente. Aucune représentation naturaliste mais un regard sur notre rapport à ces paysages, à ce qu’ils nous renvoient, d’envie de fuite ou d’introspection. L’accrochage de chaque salle de l’exposition est conçu autour de thèmes inhérents à la nature : salle 1, ligne horizon, neige, mer où le regard se perd dans les confrontations d’échelles, salle 2 la terre, le bois la forêt, le feu et ses représentations acérées, brutes et pour clore l’exposition, salle 3, fleurs, pétales et bais invitent à la réflexion sur la légèreté de l’existence, ces memento mori et cette symbolique de la nature périssable mortelle.

Horaires et périodes d’ouverture

  • Du mardi 18 août 2020 au dimanche 13 septembre 2020 de 14:00 à 19:00

Tarifs

Entrée libre.